Open letter to UQAM administration and François Blais

(French below)

April 23, 2015

To: the UQAM administration and François Blais

Re: Administrative response to student action against austerity

Concordia’s Student Association of Graduates in English (SAGE) condemns the UQAM administration’s recent decision to expel nine of their students. These expulsions came without warning or precedent, and caused animosity and conflict between students and administration.

These students’ actions, though controversial, were a reaction to the brutal austerity measures that have demolished our public sector and left us with an ailing education system. The UQAM administration’s response shows an unwillingness to engage in a dialogue to find solutions to an economic policy that adversely affects all members of universities: students, administration, faculty, and staff alike.

SAGE objects to the UQAM administration’s excessive use of security and police forces in an effort to silence the democratically elected strike mandate of UQAM students. These measures are an unacceptable response to student protest. Given the history of fatal police intervention in protests, and the growing problem of police brutality across North America, we are appalled that UQAM would risk the lives of its students to maintain the integrity of office furniture.

SAGE asserts that no governing body (whether at a university or elsewhere) has the right to intimidate protestors, to refuse to tolerate acts of civil disobedience, to deny the right to strike, or to silence the right to free speech.

We believe that universities should be safe spaces for students to voice their concerns without fear of expulsion, physical threat, or arrest. We believe that in Quebec, the status of universities as places of vital knowledge production and political awareness is being endangered by the shortsighted neoliberal politics of the UQAM administration and Education Minister François Blais.

The UQAM administration should be ashamed of their recent actions. These drastic punitive measures must be reversed as soon as possible.

SAGE calls for an end to the violent interventions of police and security on campus at UQAM, as well as to threats of expulsion.

Sincerely,

SAGE


23 avril 2015,

À l’intention de la direction de l’UQÀM et de monsieur François Blais

En réponse des décisions de l’administration à l’égard des actions des étudiants contre l’austérité

L’Association des étudiants et étudiantes des cycles supérieurs en anglais de l’Université Concordia (SAGE) condamne la récente décision de la direction de l’UQÀM d’expulser neuf de leur étudiants. Ces expulsions se sont faites sans avertissement ni précédent, en plus d’instaurer un climat d’animosité et des conflictuel entre le corps étudiant et l’administration.

Les actions des étudiants, bien que controversées, sont en réaction aux mesures d’austérité brutales qui démantèlent nos institutions publiques et qui causent les difficultés que connaît notre système d’éducation. La réponse de la direction de l’UQÀM démontre un clair manque de volonté à engager un dialogue afin de trouver des solutions à une politique économique qui affecte négativement tous les membres de la communauté universitaires : les étudiants et les étudiantes, la direction, les facultés, ainsi que l’ensemble des employés.

La SAGE s’objecte à l’utilisation excessive des forces policières dans un effort de faire taire des mandats de grèves démocratiquement votés. Ces mesures représentent une réponse tout à fait inacceptable aux protestations. Considérant l’historique d’interventions policières fatales lors de mouvements de contestation, ainsi que et le problème grandissant de la brutalité policière en Amérique du Nord, nous sommes consternées de constater que la direction de l’UQÀM pourrait risquer la vie de ses étudiants afin de préserver l’intégrité de son mobilier.

La SAGE croit qu’aucune autorité (qu’elle soit universitaire ou autre) n’a le droit d’intimider les manifestants, de réprimer les gestes de désobéissance civile, de renier le droit de grève étudiant et de réduire au silence le droit à la liberté d’expression.

Nous croyons que l’université doit être un espace sécuritaire pour les étudiants et étudiantes qui souhaitent exprimer leurs inquiétudes et leurs convictions sans avoir peur d’être expulser, d’être menacé physiquement ou d’être arrêté. Nous croyons qu’au Québec, les universités sont des endroits privilégiés pour la production et de transmission des connaissances, mais également pour la conscientisation citoyenne et politique. Ce statut est toutefois menacé par les politiques néolibérales de courte vue défendue par la direction de l’UQÀM et par le ministre de l’éducation François Blais.

La direction de l’UQÀM devrait avoir honte de ses récentes actions. Les mesures punitives drastiques doivent être renversées aussi tôt que possible.

La SAGE exige l’arrêt des interventions policières violentes et le rétablissement d’un climat sécuritaire à l’UQÀM, ainsi que le retrait des menaces d’expulsion.

Cordialement,

L’Association des étudiants et étudiantes des cycles supérieurs en anglais de l’Université Concordia

Advertisements